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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 17:19
Qu’est-ce qu’un
     bouton d’herpès ? 

Aussi appelé Bouton de Fièvre, il se caractérise par l’apparition d’une ou de plusieurs vésicules (en bouquet) précédée d’une sensation de brûlure avec démangeaisons dans la région buccale. Il est dû à un virus très répandu en France : « L’herpès virus ».

Près de 7 français sur 10 sont contaminés par ce virus.

Cependant, toutes les personnes atteintes par ce virus ne présentent pas de bouton d’herpès.

Après la contamination, le virus se multiplie et se loge à vie dans un ganglion nerveux situé à l’arrière du cou. Il reste inactif la majorité du temps mais chez certaines personnes il peut être réactivé et ainsi provoquer le bouton d’herpès aussi appelé « poussée », « récidive » ou « crise ».

Chez certaines personnes plus fragiles (malades, femmes enceintes, jeunes enfants) le virus peut parfois provoquer des lésions plus graves que des boutons. Il faut donc éviter le contact de ces personnes en présence d’un bouton d’herpès.

Comment se transmet
     l’herpès ? 

Le mode de contamination principal est le contact direct avec le bouton ou des secrétions contaminées. (Salive, sécrétions nasales, larmes...). Ce virus ne se transmet pas par le sang.

Il existe également un risque d’auto-contamination. La personne porteuse du virus contamine une autre partie de son corps par l’intermédiaire de sa main.

Le virus responsable du bouton d’herpès est très contagieux et son risque de transmission est maximal pendant les poussées, mais il peut également y avoir un risque plus faible de contagion en absence de bouton.

Il existe des précautions simples à prendre pour éviter la propagation du virus en période de crise :

Se laver soigneusement les mains après tout contact avec le bouton d’herpès (vésicules)
Ne pas se toucher les yeux ou ne pas humecter ses lentilles avec sa salive quand le bouton d’herpès est présent
Eviter les contacts directs du bouton (baisers…) avec l’entourage, et plus particulièrement avec des personnes fragiles comme les femmes enceintes, les nouveaux nés et de manière générale tous les malades
Eviter de partager du linge et objets de toilette (gant, serviette…)

Pourquoi le bouton d’Herpès
     revient régulièrement ? 

Le virus est présent dans l’organisme à vie, inactif dans un ganglion nerveux à l’arrière du cou. Certaines circonstances diminuant les défenses immunitaires favorisent la réactivation du virus et l’apparition du bouton : C’est la « récidive ».
La fièvre
Le stress ou une vive émotion
La fatigue, le décalage horaire
La prise d'alcool
Les règles
Un traumatisme local (extraction d'une dent...)
L’exposition au soleil (UV)
Le froid
Certains traitements de la peau (laser, dermabrasion, …)

La fréquence des récidives varie fortement d’une personne à l’autre pouvant aller de moins d’une par an à plus d’une par mois

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 17:06
Condylomes génitaux (ou verrues génitales)
L'infection génitale à Papillomavirus

Maladie sexuellement transmissible.

  • C'est l'une des infections génitales les plus fréquentes ; il est probable qu'une personne sur dix soit porteuse du virus, mais seulement une sur cent présente des lésions appelées des condylomes.
  • L'agent infectieux est un virus appelé HPV (humain papilloma virus) mais en vérité, sous ce nom, il a été groupé une famille virale d'environ deux cent virus (cf : classification des papillomavirus humains) ; certains sont cancérogènes (provoquant le développement des cancers) (cf : les caractéristiques des lésions provoquées par les papillomavirus humains à bas risque et à haut risque).
    A savoir que certains types de Papillomavirus entraînent des verrues sur les mains et les pieds, ils sont différents des Papillomavirus qui infectent les organes génitaux.
  • L'infection génitale à Papillomavirus peuvent infecter tout personne ayant une activité sexuelle :
    • les femmes et les hommes de tout âge
    • les hétérosexuels et les homosexuels
    • la mode de transmission la plus fréquente est le contact direct de peau à peau lors des rapports sexuels. Pour transmettre l'infection, il semble nécessaire que le virus soit en contact direct avec les couches profonds (les couches basales) de la peau et les muqueuses des organes génitaux externes de la personne sain ; les rapports sexuels offrent cette possibilité à causes des microtraumatismes (microfissures invisibles) de la peau et les muqueuses qui se reproduisent lors de ses rapports ;
    • la transmission indirecte de l'infection est possible par contact avec des objets contaminés et des vêtements (contact non sexuel) ;
    • il a été décrit des cas de transmission de l'infection à Papillomavirus aux voies respiratoires des chirurgiens à la suite de l'inhalation de la fumée accompagnant le traitement par vaporisation au Laser des condylomes génitaux ;
    • le délai entre le rapport contaminant et l'apparition des condylomes est de trois semaines à un an et sur le col utérin, le délai peut être plus long (des années) ; donc, il est souvent très difficile de savoir quand et comment l'infection à Papillomavirus est survenue ;
    • même après un contact contaminant la transmission de l'infection n'est pas obligatoire, car la possibilité de la transmission de l'infection dépend des défenses immunitaires et leur efficacité contre cette infection ; pour cette raison on peut rencontrer deux partenaires sexuels, l'un atteint par des condylomes génitaux et pas l'autre ;
    • la transmission peut survenir très rarement chez les enfants de bas âges qui sont nés des mères porteuses de condylomes génitaux au moment de l'accouchement (il s'agit dans ce cas-là souvent des lésions condylomateuses de taille importante et de dissémination étendue dans le vagin et le périnée) ; l'atteinte de l'enfant peut être située au niveau anal, génital mais aussi au niveau du larynx et les voies respiratoires.
    • les Papillomavirus qui provoquent des verrues en dehors de la sphère génitale (mains, pieds...) ne se transmettent pas aux organes génitaux ;
  • L'infection génitale se manifeste par des excroissances ressemblant à des verrues (appelées aussi condylomes acuminés) sur :
    • les organes génitaux :
      • vulve ou à proximité de la vulve, dans le vagin, sur le col de l'utérus ; le pénis et le scrotum chez l'homme.
    • l'anus et la région péri-anale.
    • l'aine et la racine de la cuisse.
    • les condylomes n'atteignent pas les organes génitaux internes (corps de l'utérus, les trompes et les ovaires) ; ils n'entraînent pas de stérilité.
  • Les condylomes génitaux peuvent être
    • uniques ou multiples ;
    • petits ou gros
    • dispersés ou regroupé pour donner un aspect en chou-fleur ou crête-de-coq.
  • Parfois, les lésions ne sont pas visibles à l'œil nu (en particulier, sur le col utérin où le diagnostic est porté à la suite d'un frottis cervico-vaginal pratiqué à titre systématique) ; ce type de condylome est appelé aussi le condylome plan ;

  • Il est rare que les condylomes génitaux soient à l'origine de certains symptômes gynécologiques comme les douleurs, les démangeaisons génitales, les leucorrhées et les métrorragies ; ces symptômes sont souvent le témoigne d'une infection secondaire des condylomes par un autre agent infectieux (Herpès, gonocoques, syphilis, champignons ou autres germes).
  • L'évolution spontanée des condylomes génitaux :
      • les condylomes génitaux qui sont situés sur la peau de la sphère génitale et du vagin peuvent disparaître spontanément :
        • dans 35 % des cas en 6 mois,
        • 53 % en un an,
        • 67 % en deux ans.
      • les condylomes du col utérin :
        • régressent dans 50 % des cas ;
        • se stabilisent dans 40 % des cas ;
        • s'aggravent dans 10 % des cas.
      • 83 % des condylomes génitaux que l'on met en évidence pendant la grossesse disparaissent après l'accouchement (dans le post-partum) ;
      • Les condylomes en s'aggravant se transforment dans certains cas en lésions précancéreuse puis en cancer du col utérin (CIN), du vagin, de la vulve et chez l'homme en cancer de la verge ; mais vu que ce type d'évolution est lente (des années), une surveillance bien conduite, chez les femmes, et la réalisation des frottis du col utérin permet de mettre en évidence ses condylomes et de découvrir les éventuelles transformations précancéreuses, et donc de les traiter avant d'atteindre le stade de cancer.
    • Le diagnostic se fait par l'observation des excroissances mais parfois, il faut pratiquer certaines explorations spécifiques comme le frottis du col utérin, la colposcopie, la vaginoscopie, la vulvoscopie, la périnoscopie, la balanoscopie (examen du pénis par une loupe) les biopsies et enfin certaines techniques virologiques du laboratoire, elles sont utilisées dans certaines lésions condylomateuses du col utérin car ces techniques permettent d'identifier certains de sous groupes du Humains Papillomavirus à potentiel cancérogène.
    • Le traitement consiste à détruire les lésions cutanées du périnée ou sur les muqueuses de la vulve, du vagin, du col utérin et chez l'homme sur le pénis.
      Parmi les méthodes de la destruction des lésions condylomateuses on cite :
      • les méthodes médicamenteuses (applications des substances médicamenteuse sur les lésions cutanées) : podophyllotoxine, trichloroacétique, l'interf'éron en application locale ou par injection "il stimule les défenses immunitaires" et enfin un agent appelé Imiquimod - : il agit comme antitumoral, principalement par induction de l'interféron alpha et d'autres cytokines ;
      • le Laser : un fuseaux de lumière de haute énergie qui permet la vaporisation et la carbonisation des condylomes ;
      • l'électrocoagulation  "destruction des condylome par un réchauffement des tissus obtenu grâce à un courant électrique chirurgical spécial ;
      • résection chirurgicale par le bistouri chirurgical simple ou par l'anse diathermique utilisant le courant électrique chirurgical ;
      • la cryothérapie qui détruit les condylomes par le froid (congélation destructrice) ;
      • par la conisation du col utérin
        C'est une intervention chirurgicale qui permet de diagnostiquer et de traiter les condylomes situés sur le col utérin et entraînant des lésions tissulaires d'évolution potentiellement maligne (ce sont des lésions condylomateuses non cancéreuses du col utérin et associées à une dysplasie de la muqueuse cervicale ; elles sont actuellement calssées selon la classification de Bethesda en lésion de bas grade et des lésion de haut grade... selon leur degré de gravité ; ces lésions sont souvent mises en évidence par :
          • les frottis cervico-vaginaux puis
          • les biopsies du col utérin que l'on réalise sous contrôle de la colposcopie.
        • Suite à la conisation, la partie réséquée du col utérin est examiné par le Médecin anatomo-pathologiste pour :
          • donner le diagnostic définitif :
            • présence ou pas de la lésion à papillomavirus du col utérin
            • s'il s'agit réellement de lésion du col utérin à papillomavirus, l'examen anatomopathologique va permettre de la classifier en fonction du degré de la dysplasie associée et par conséquences va permettre de connaître le degré exact de la gravité de la lésion condylomateuse du col utérin (lésion de bas grade, lésion de haut grade et ...) ;
          • L'examen anatomopathologique permet aussi de savoir si l'ablation de la lésion à papillomavirus du col utérin est complète ou incomplète car si cette résection n'est pas totale, on ne peut pas parler de guérison ; puis dans ce cas là, la classification de la lésion en fonction de sa gravité n'est pas finie car la lésion du col utérin n'est pas analysée dans sa totalité, donc la reprise chirurgicale est nécessaire pour réséquer la partie restant de la lésion condylomateuse du col.
        • Pour conclure : après conisation du col utérin pour lésion condylomateuse à papillomas virus :
          • soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " et son ablation est totale selon le l'exame anatomo-pathologiste, dans ce cas là, la patiente sera suivie simplement et régulièrement par des frottis cervico-vaginaux et coloposcopie si nécessaire ;
          • soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " mais son ablationn n'est pas totale ou la lésion est maligne ; dans ce cas reprise chirurgicale est nécessaire mais le type de l'intervention dépend l'âge de la patiente, la parité et du type de la lésion...
        • Dans certains cas, les frottis cervico-vaginaux montrent la présence de cellules d'origine indétérminée (ASCUS selon la classification de Bethesda), dans ces frottis de type ASCUS, il s'agit selon A. Ferency de Montréal
            • un col normal dans 80 % des cas ;
            • une lésion de bas grade dans 13 % des cas ;
            • une lésion de haut grade dans 7 % des cas.
          • Selon le Colloque du groupe PROGIN (Programme, Recherche et Observatoire des lésions Génitales Infectieuses et Néoplasiques), pour les frottis cervico-vaginaux de type ASCUS trois attitudes sont possibles :
            • Colposcopie d'emblée
            • Frottis cervico-vaginaux à 6 mois
            • Typage viral à la recherche des sous groupes à haut risque oncogène de papillomavirus (il s'agit des génotypes : 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59 et 68). Si la recheche de ces génotypes à haut risque oncogène est positive, il est conseillé de réaliser un examen du col sous contrôle colposcopique avec des biopsies si nécessaire à recherche de lésions du col utérin à papillomavirus...

           

      • Dans les condylomes visibles, le but du traitement est de détruire ces condylomes, ce qui permet de réduire au maximum le nombre de cellules infectées par le virus de et par conséquence la quantité de ce virus ; la quantité restant sera combattue par les défenses immunitaires propres du corps.
      • En général, si les condylomes ne réapparaissent pas de nouveau après six mois de la fin du traitement, le risque qu'ils récidivent est presque inexistant sauf en cas problème d'affaiblissement du système immunitaire ou en cas de nouveau contact contaminant par un partenaire atteint par une infection à Papillomavirus génitale.
      • Le traitement des condylomes doit être suivi d'une surveillance prolongée à fin de dépister les récidives et de les traiter.
      • Les préservatifs, lorsque sont utilisés correctement du début jusqu'à la fin des relations sexuelles, ils présentent un très bon moyen de protection contre les infections à Humain Papillomavirus. Les spermicides n'offrent aucun effet protecteur contre les condylomes génitaux, donc elles ne peuvent pas remplacer les préservatifs pour ce type de protection.
         
  • Recommandations concernant les condylomes génitaux :
    • Consultez régulièrement votre Médecin car l'examen médical gynécologique et la pratique régulière des frottis du col utérin permet :
      • de diagnostiquer les condylomes génitaux asymptomatiques et non perceptibles par vous ou votre partenaire
      • de vous prévenir du cancer du col utérin car ces frottis du col utérin sont le meilleur moyen pour mettre en évidence précoce des infections du col utérin à Papillomavirus et donc les traiter dans des stades précoces (infection simple ou lésion précancéreuse) ;
    • Consultez le Médecin :
      • si vous constatez la présence des excroissances ou des modifications de la peau inhabituelles sur ou à proximité de votre vulve ou la région anale (ou sur le pénis chez l'homme) ;
      • si vous plaignez des démangeaisons génitales, des douleurs ou des saignements inhabituels (métrorragies);
      • si votre partenaire sexuel vous a dit qu'il ou elle avait un Papillomavirus ou des condylomes génitaux ;
    • Si vous avez des condylomes, faites vous traiter ;
    • Si un traitement a été envisagé, signalez à votre Médecin si vous êtes enceinte ou supposée de l'être ;
    • N'utiliser pas d'autre traitement utilisés pour le traitement des verrues des pieds ou des mains car il ne faut pas appliquer ces médicament sur les condylomes génitaux ;
    • Évitez les contacts sexuels au cours du traitement, afin de faciliter votre guérison ;
    • Utilisez les préservatifs car ils procurent une bonne protection contre l'infection à Humain Papillomavirus. Les spermicides seuls ne protègent pas contre ce virus ;
    • Si vous avez des condylomes génitaux, signalez-le à votre partenaire sexuel car il devait se rendre chez le Médecin pour être examiné.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 17:00
 

Dépistage du cancer du col de l'utérus par frottis ou par test HPV

Une étude, parue le 18 octobre 2007 dans le journal médical New England Journal of Medicine, a tenté de déterminer si le dépistage par test HPV était supérieur au test de dépistage effectué par frottis pour détecter le cancer du col de l'utérus.Les auteurs, le Dr Marie-Hélène Mayrand, M.D., et de nombreux collaborateurs ont avec l'approbation de la FDA suivi 10.154 femmes. Les deux tests furent pratiqués chez toutes les femmes.La sensibilité du test HPV en dépistage du cancer du col de l'utérus fut de 94,6 % tandis que la sensibilité du frottis fut de 55,4 %. La spécificité fut de 94,1 % pour le test HPV et de 96,8 % pour le test du frottis. La sensibilité des deux tests utilisés conjointement fut de 100 % et la spécificité fut de 92,5 %.En conclusion, selon les résultats du travail des auteurs, le test HPV a une sensibilité plus grande pour détecter le cancer intra épithélial cervical.


Lire :

 


 

La vaccination préventive du cancer du col utérin est efficace à 99 %

Le cancer du col utérin et ses précurseurs à savoir les néoplasies cervicales intra-épithéliales de grade 2 ou 3 (CIN2/3), et les adénocarcinomes in situ sont causés par un virus oncogénique l'HPV.L'analyse a été conduite par le Dr Kevin A. du département de gynécologie et d'obstétrique de l'école médicale de l'université Emory à Atlanta. Cette analyse de quatre essais cliniques est parue dans le Lancet de juin 2007. Elle combine les résultats de la vaccination prophylactique anti HPV.Lors des expérimentations, 20.583 femmes âgées de 16 à 26 ans reçurent de manière randomisée soit un vaccin quadrivalent anti HPV 6/11/16/18 ou un placebo. Elles furent surveillées par des tests de dépistage (frottis) périodiques ainsi que par colposcopie ou biopsie si des anomalies se présentaient. La recherche s'est focalisée sur l'incidence des CIN2/3 ou des cancers cervicaux. Le suivi moyen fut de trois ans. Les femmes indemnes au départ d'HPV et ayant reçu un vaccin furent retrouvées négatives à 99 % après 3 ans.Selon les auteurs le vaccin anti HPV peut réduire de manière substantielle l'incidence des pré-cancers et des cancers du col de l'utérus reliés à l'infection à l'HPV 16 et 18.


Lire :

 


 

Le sperme peut aggraver le cancer cervical

Le cancer du col de l'utérus peut-être aggravé par une molécule retrouvée dans le sperme et appelée prostaglandine. Les chercheurs ont également trouvé qu'une concentration élevée en prostaglandines dans le sperme pouvait aggraver d'autres maladies de l'appareil génital féminin incluant le cancer utérin.L'équipe de scientifiques conduite par le Dr Henry Jabbour, du Medical Research Council's Human Reproductive Sciences Unit, a trouvé que sous l'influence des prostaglandines, les cancers cervicaux et utérins progressaient par augmentation de la vitesse de leur croissance.Les prostaglandines sont naturellement produites par les cellules qui bordent les organes génitaux féminins. Cependant la concentration des prostaglandines dans le sperme est 1000 fois plus élevée que celle retrouvée dans les cellules féminines.Des récepteurs aux prostaglandines sont présents à la surface des cellules des tumeurs cervicales et utérines. La présence de prostaglandines augmente le signal normal entre les cellules. Cet accroissement fait débuter de nouvelles cascades de signaux qui éventuellement conduisent à une augmentation de la vitesse de croissance des tumeurs.Cette recherche montre que le liquide séminal contribue à la croissance des tumeurs bien qu'il ne cause pas le cancer; celui-ci est habituellement causé par une infection HPV (human papilloma virus).Selon le Dr Henry Jabbour, les femmes sexuellement actives et à risque de cancer cervical ou de cancer utérin devraient demander à leurs partenaires de porter des préservatifs.


Lire :

 


 

Les vaccins anti cancer sont la source de nouveaux espoirs thérapeutiques

La médecine permet maintenant d'éviter une série de maladies avec un simple vaccin. La polio et la variole sont presque inexistants. Les oreillons sont rarement vus aujourd'hui. Pour la première fois, la perspective de supprimer un cancer spécifique par la vaccination est possible. Le vaccin pour le papillomavirus (HPV) pourra diminuer le nombre de décès (230.000) dus au cancer cervical causé par l'HPV. L'hépatite B, responsable de 70 % des décès consécutifs à un cancer du foie, est également évitable avec un vaccin.Les chercheurs travaillent actuellement sur des vaccins conçus pour traiter des cancers existants. Ces vaccins ne stimulent pas le système immunitaire pour attaquer un microbe mais pour amener le système immunitaire à attaquer une cible biologique unique qui ne se retrouve que dans les cellules tumorales.Par exemple, les chercheurs du Centre Anderson de l'université du Texas essaient un vaccin expérimental qui cible une protéine à la surface des cellules cancéreuses des glioblastomes. Ce vaccin leurre l'organisme en lui faisant croire que cette protéine est étrangère et infectieuse pour alerter les cellules immunitaires. La même stratégie produit des résultats très prometteurs dans des essais cliniques en cours au centre Anderson concernant la leucémie myéloïde ainsi que d'autres formes de leucémies, les lymphomes et les mélanomes.Etant donné la nature préliminaire des vaccins thérapeutiques pour le cancer, aucun n'a encore été approuvé à l'emploi en clinique. Les chercheurs peuvent seulement décrire leurs résultats comme prometteurs. Mais leurs espoirs dans la thérapie sont clairs. Plusieurs vaccins utilisés au centre Anderson ont montré une forte activité anti tumorale et ont apporté la première démonstration clinique qu'un vaccin pouvait produire une rémission complète, à savoir qu'aucune évidence biologique de cancer ne reste chez certains patients traités.Selon le Dr Yong-Jun Liu, M.D., Ph.D., chef du département d'immunologie et directeur du centre pour la recherche immunologique anti cancéreuse, lorsque le système immunitaire a été suffisamment stimulé, il est capable de trouver et de détruire les cellules tumorales se trouvant dans l'organisme, sans détruire les tissus sains. Le meilleur usage de tels vaccins serait d'éliminer la maladie qui subsiste après une thérapeutique initiale anticancéreuse.Selon le Dr Jorge Cortes, M.D., professeur au département de leucémie, lorsque la maladie est trop importante le système immunitaire est surchargé et un vaccin anticancéreux pourrait ne pas être utile. Par contre lorsque les patients ont été traités il y a souvent un faible degré subsistant de maladie. L'idée est que l'on peut à ce moment ajouter un vaccin pour éliminer le cancer subsistant avant qu'il ne récidiveSelon le Dr Patrick Hwu, M.D., chef du département du mélanome, le succès dépendra de la combinaison rationnelle d'une chimiothérapie appropriée, de thérapies ciblées et d'immunothérapie comme les vaccins thérapeutiques anticancéreux.


Lire :

 


 

Informer les parents de la possibilité de faire vacciner leurs filles contre l'HPV

A la 4e conférence internationale à propos du cancer des jeunes adultes, il fut relevé qu'il faut informer les parents de l'opportunité prochaine de faire vacciner leurs filles contre une maladie sexuellement transmissible ( HPV ) qui est la cause majeure du cancer du col de l'utérus.L'orateur, le professeur Henry Kitchener, de l'Academic Unit of Obstetrics and Gynaecology à l'université de Manchester, note en effet que les progrès du vaccin contre l'human papillomavirus (HPV), font que ce produit sera bientôt disponible. Il rappelle que cette vaccination n'est pas un traitement de la maladie cancéreuse provoquée par le virus mais un moyen de prévention. Il note que l'origine du cancer cervical repose sur l'infection virale ( par l' HPV ) du col de l'utérus. L' HPV est une maladie sexuellement transmise aux femmes souvent peu de temps après qu'elles aient débuté leur activité sexuelle. Chez une minorité d'entre elles l'infection à l'HPV persiste et peut conduire à des changements pré cancéreux. Ceux-ci peuvent se développer en changement cancéreux particulièrement si elles n'ont pas été dépistées. Le vaccin est actuellement dirigé contre les types HPV 16 et 18 que l'on pense être responsables de 70 % des cancers du col de l'utérus.Pour l'auteur, si le vaccin est définitivement approuvé il y aura lieu de l'utiliser pour vacciner les jeunes filles à la puberté pour prévenir l'infection HPV. Il sera demandé aux parents de consentir à cette vaccination et ils doivent donc être informés de son importance : il y a en effet près de 500.000 nouveaux cas de cancers du col de l'utérus diagnostiqués chaque année de par le monde et chaque année environ 274.000 femmes meurent de cette maladie dont 80 % dans les pays en voie de développement où il n'y a pas d'accès aux programmes de dépistage.Selon le professeur Kitchener, malgré la vaccination, les programmes de dépistage resteront nécessaires soit pour les femmes non vaccinées soit pour les femmes qui vont développer une infection à HPV malgré la vaccination. Selon cet auteur, la vaccination HPV est un espoir majeur de prévention primaire d'un type de cancer.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 15:13

LA SYPHILIS

INTRODUCTION

EVOLUTION GENERALE DE LA SYPHILIS

PATHOGENIE

LA SYPHILIS PRIMAIRE

1. Le chancre
2. L'adénopathie
3. Formes cliniques
4. DIAGNOSTIC

LA SYPHILIS SECONDAIRE

SYPHILIS LATENTE OU SEROLOGIQUE

SYPHILIS TERTIAIRE

SYPHILIS CONGENITALE

TRAITEMENT

CONCLUSION

ICONOGRAPHIE

 

 

  1. INTRODUCTION

La syphilis est une maladie infectieuse sexuellement transmissible, due à un spirochète "Treponema pallidum" (bactérie hélicoïdale mobile en vrille).

 

Connue en Europe depuis la fin du XVème siècle sous des dénominations diverses : la "grande vérole", "mal de Naples" ou "mal des Francs" (selon où on se localise d'un coté ou de l'autre des frontières), a été responsable de grandes épidémies surtout pendants les guerres.

Elle est encore une maladie d'actualité qui évolue de part le monde par vagues de recrudescence plus ou moins influencées par les données socioculturelles telles la disparition du tabou de la sexualité, l'usage des contraceptifs, l'homosexualité, le développement du tourisme, l'avènement du SIDA….

Elle se caractérise :

par sa très grande contagiosité,

son polymorphisme clinique,

les difficultés parfois rencontrées dans l'interprétation de ses réactions sérologiques,

sa longue évolution avec la possibilité de complications graves (cardio-vasculaires et neurologiques)

et la transmission au fœtus par voie transplacentaire.

La guérison est assurée rapidement et sûrement, par la pénicilline qui en a transformé le pronostic.

  1. EVOLUTION GENERALE DE LA SYPHILIS
  1. incubation

    Syphilis précoce

    floride

    Syphilis latente

    Syphilis tertiaire

    Muette

    3 semaines

    Chancre : syphilis primaire cutanée ou muqueuse

    6 à 8 semaines

    Syphilis secondaire cutaneo-muqueuse et viscérale

    18 mois à 2 ans

    Asymptomatique

    Sérologique

    3 à 10 ans

    Cutaneo-muqueuse

    Viscérale, durée indéfinie

    Cardio-vasculaire

    Neuro-syphilis

    10% des cas non traités

  2. PATHOGENIE

    Inoculation du Treponème pale

    Incubation (3 semaines)

    Réponse cellulaire : infiltrat périvasculaire (lympho, plasmo, PNN, macrophages) + vascularite oblitérante des petits vaisseaux (locale)

    Chancre

    syphilis primaire

    Dissémination lymphatique et hématogène (transplacentaire)

    Réponse humorale : formation d'anticorps et de cic

      

    Atteinte vasculaire systémique : cutanée, rénale, articulaire…

    syphilis secondaire

      

    Stabilisation réponse humorale, développement immunité cellulaire

    Syphilis latente

    Persistance du tréponème dans certains site (œil, cerveau, aorte…)

    Stimulation antigénique prolongée persistante

    Réaction d'hypersensibilité retardée + vasculite granulomateuse

    Lésions cutanées, cardio-vasculaires, neurologiques

    Syphilis tertiaire

      début

  3. LA SYPHILIS PRIMAIRE

Contamination presque toujours vénérienne (MST). Incubation : environ trois semaines . Ce délai peut rarement être plus court, en particulier s'il y a une porte d'entrée préalable (herpès).

Le chancre et l'adénopathie constituent le complexe primaire.

1. Le chancre

Siège généralement aux organes génitaux externes (sillon balano-prépucial). C'est une érosion superficielle rarement profonde à bords nets, arrondie ou ovalaire de O,5 à 1 cm de diamètre.

Deux caractères sont importants :

- L'indolence : le chancre est indolore aussi bien spontanément qu'à la pression, ce qui explique l'insouciance de certains patients et le retard de consultation.

- L'infiltration : le chancre est infiltré à sa base donnant une consistance "cartonnée" lors de la palpation protégée entre pouce et index. On dit qu'il a "une consistance cartilagineuse".

Cette induration épouse les limites visibles de l'érosion ne dépassant pas les bords de la lésion, pas d'inflammation ou d'infiltration péri lésionnelle.

La couleur du chancre est rouge comparée à la "chaire musculaire". Il n'y a pas en général de surinfection, pas de pus, parfois une petite transsudation, pas de croûte.

2. L'adénopathie

Quatre à huit jours après le chancre.

Le chancre s'accompagne d'une façon constante d'une adénopathie homo-contro ou bilatérale. L'adénopathie est obligatoire.

"L'adénopathie suit le chancre comme l'ombre suit le corps" disait Ricord

"L'adénopathie vaut mieux que le chancre lui-même" disait Fournier.

Elle est faite de plusieurs ganglions dont un est souvent plus gros que les autres. On l'appelle le ganglion directeur ou "le préfet de l'aine". Elle est d'une dureté ligneuse sans périadénite.

3. Formes cliniques

a) Variantes séméiologiques du chancre :

  • chancre ulcéreux, profond, mutilant (immunodéprimé, Africain),
  • chancre saillant papulo-nodulaire, pseudotumorale posant un diagnostic différentiel avec la donovanose,
  • chancres multiples, simultanés ou successifs,
  • chancre nain, herpétiforme, fugace,
  • chancre d'aspect inflammatoire avec sécrétion purulente et douleur,
  • chancre mixte, syphilitique et mou d'aspect inflammatoire.

b) Formes topographiques :

"La Syphilis est une graine bonne pour tout terrain qui peut germer là où le hasard l'a déposé" Fournier.

  début

Autant de forme topographique que de possibilités de siège d'inoculation du tréponème.

Chez l'homme :

  1. Balano-prépuciale en feuillets de livre
  2. Chancre du méat ou de l'urètre
  3. Chancre du scrotum souvent fissuraire, peut passer inaperçu (caché par les plis), pour le découvrir, il faut tendre la peau du scrotum.
  4. Chancre de la racine de la verge ulcéro-croûteux simulant un impétigo ou un ecthyma, ceci est valable pour tout chancre cutané.

Chez la femme :

Le chancre passe souvent inaperçu et la maladie n'est révélée que lors de la floraison de la syphilis secondaire.

  1. Chancre de la grande lèvre : s'accompagne souvent d'un œdème éléphantiasique unilatéral simulant une bartholinite ou une filariose.
  2. Chancre des petites lèvres, enchâssé dans les plis difficile à voir ; souvent petit, multiple, herpétiforme.
  3. Chancre du vagin : rare diagnostic par un spéculum grillagé.
  4. Chancre du col : papulo-érosif simulant une exocervicite. L'adénopathie est profonde pelvienne ® diagnostic au spéculum.

Chancres extra-génitaux :

1. L'amygdale : trompeur (diagnostic différentiel angine de Vincent). L'amygdale est tuméfiée, rouge framboisée, indurée (amygdale de bois), douloureuse. Le chancre est ulcéreux, infiltrant. Adénopathie sous-angulo-maxillaire. Ce qui frappe c'est l'induration, l'unilatéralité de l'ulcération, la durée anormale de l'amygdalite.

2. Langue : simple érosion ou le plus souvent ulcération fissuraire et indurée.

3. Lèvres : mi-érosif mi-ulcéreux prend le caractère du chancre génital au niveau du versant muqueux labial et le caractère ulcéro-croûteux au niveau du versant cutané.

4. Mamelon : érosif, adénopathie axillaire.

5. Anal : fissuraire et douloureux : souvent pris pour une fissure anale et opéré à tort.

6. Rectal : profond, douloureux avec émission de glaires sanguinolentes de diagnostic difficile (rectoscopie).

7. Doigts : simule un panaris : douleur lancinante. Adénopathie épitrochléenne ou axillaire.

4. DIAGNOSTIC

a) Diagnostic différentiel :

En plus des diagnostics différentiel discutés dans les formes topographiques, il faut également éliminer :

- l'herpès : douloureux, vésiculeux en bouquet, récurrents.

- carcinome spino-cellulaire : évolution plus longue, l'infiltration qui dépasse les limites de l'ulcération.

- chancre scabieux : prurigineux, lésions de gale associées sur le reste de la peau.

- aphtes : généralement multiples, douloureux et inflammatoire, récidivants.

le chancre mou :

  • agent causal : Haemophilus ducreyi,
  • incubation plus courte : 2 à 5 jours,

C'est une ulcération, douloureuse à fond sanieux inflammatoire, accompagnée d'une adénopathie sensible inflammatoire pouvant suppurer et fistuliser, il est souvent multiple, auto-inoculable.

lymphogranulomatose inguinale ou maladie de NICOLAS-FAVRE :

  • agent : chlamydia trachomatis,
  • incubation : 10 à 30 jours,
  • le chancre est minime (micro-chancre) passant souvent inaperçu, surtout chez la femme,
  • le symptôme principal est l'adénopathie unilatérale inflammatoire se fistulisant en "pomme d'arrosoir".

le granulome inguinal = la donovanose :

  • rare,
  • régions tropicales ou sub-tropicales,
  • agent : Calymatobactérium granulomatis (genre de Klebsielle),
  • ulcération ovalaire, granulomateuse de la verge ou de la vulve, unique ou multiple,
  • pas d'adénopathie

Toutes ces lésions peuvent être des portes d'entrée au tréponème.

b) Diagnostic biologique :

Recherche de tréponème sur la lésion : on racle par un vaccinostyle le fond du chancre examen au microscope à fond noir. On peut également examiner le liquide de ponction ganglionnaire :

faux (+) cavités buccales (tréponèmes saprophytes).

  • Sérologie syphilitique :

- Les réactions cardiolipidiques : detectent des anticorps appelés réagines avec un antigène cardiolipidique extrait du cœur du bœuf. C'est le VDRL (Veneral Disease Research Laboratory), (non spécifique : fausses réactions positives : infections, lupus, grossesse…).

- Les réactions tréponèmiques : utilisent comme antigène le tréponème pale tué ou vivant (réactions spécifiques) : on distingue;

. le FTA (Fluorescent Treponema Antibody), réaction d'immunofluorescence indirecte.

. le TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay), technique d'hémagglutination très sensible.

. le test de Nelson : test d'immobilisation des tréponèmes vivant de spécificité absolu mais couteux et de positivité tardive.

les réactions sérologiques ne se positivent pas dès le début du chancre et il existe une période présérologique. Le FTA est le premier à se positiver 5 à 6 jours après le début du chancre, puis le TPHA au 8ème jour et enfin le VDRL entre le 10ème et le 20ème jour.

5. Evolution du complexe primaire

Bien traitée ® guérison du chancre, l'adénopathie disparaît un peu plus tard.

Non traitée ® disparition du chancre au bout de 3 à 5 semaines et à partir de la guérison du chancre, on a 1 laps de temps de 1 à 2 semaines jusqu'au 2ème mois où commence la syphilis secondaire (2ème incubation de la syphilis).

  début

  1. LA SYPHILIS SECONDAIRE

Les lésions de la syphilis secondaire sont polymorphes, disséminées et très contagieuses. Elle évolue par vagues et comporte des signes cutanéo-muqueux, viscéraux et généraux.

Ce polymorphisme et la diffusion des lésions font de la syphilis secondaire la "grande simulatrice" (peuvent simuler toute la dermatologie),

"les manifestations secondaires de la syphilis sont plus vexatoires que grave" Fournier.

Début : 2ème mois.

A/ La première floraison : 9è semaine - 4è mois :

1. La Roséole:

Petites taches rosées à peine visibles qui se disposent en stries, couleur rose "fleurs de pêcher". Sans prurit ni desquamation. Siège préférentiel le tronc : poitrine, dos, flancs et cou, respectant classiquement la face et les extrémités.

Ces taches ne présentent aucune infiltration et s'effacent à la vitropression. Quand elles guérissent, elles laissent parfois des séquelles leuco-mélanodermiques, en particulier au niveau de la partie haute du thorax chez la femme dessinant le "collier de venus".

La roséole disparaît au bout de 4 à 5 semaines, juste après survient une alopécie intéressant particulièrement les régions temporo-occipitales dites en "clairière", elle serait la conséquence d'une roséole du cuir chevelu.

Diagnostic différentiel : Pityriasis rosé de Gibert, toxidermie, roséole viral, roséole infectieuse ( typhoïde)... .

2. Les plaques muqueuses :

Ce sont des érosions superficielles intéressant les muqueuses, arrondies ou ovalaires, à limite nette souples, non indurées et indolentes. Ces lésions fourmillent de tréponèmes et sont donc hautement contagieuses. Selon leur siège, elles prennent un aspect plus particulier :

  • au niveau des commissures labiales simulant une perlèche,
  • au niveau de la langue : ce sont "les plaques fauchées" arrondies et dépapillées,
  • sur la gorge : ces plaques s'éparpillent sur les piliers, la luette et les amygdales,
  • larynx : elles déterminent une laryngite syphilitique ® voix rauque, enrouée.

Ces plaques atteignent aussi les muqueuses génitales, anales, conjonctivales, nasales.

A mesure que les plaques muqueuses vieillissent, elles deviennent végétantes et se couvrent d'un enduit opalin grisâtre (posant un diagnostic différentiel avec les condylomes accuminés).

Diagnostic différentiel: les plaques muqueuses doivent être distinguées de la langue géographique, des érosions post traumatiques, post bulleuses et post herpétiques, des aphtes, des lésions porcelainiques et érosives du lichen plan, de l'érythème polymorphe... .

  début

B/ La 2ème floraison 4è mois - 12 mois :

Les syphilides papuleuses:

L'aspect le plus typique est celui des syphilides papulo-squameuses : papules lenticulaires (3 à 10 mm de diamètre infiltrées, de couleur rouge cuivré, recouvertes de fines squames sèches et entourées d'un liséré squameux : la "collerette de Biett".

Siège de prédilection : les régions palmo-plantaires et péri-orificielles (périnée, sillon naso-génien).

Deux caractères sont importants :

- l'induration à la palpation : les lésions "ont du corps",

- l'absence de prurit

Cette éruption évolue par poussées successives (d'où la coexistence d'éléments d'âge différent) et disparaît spontanément en plusieurs mois en laissant des macules pigmentées.

Les formes cliniques : la syphilis secondaire est une grande simulatrice :

1. Au visage, dans les plis naso-géniens, région péribuccale, les syphilides ont un aspect séborrhéiques, recouvertes de squames grasses. Elles sont groupées, arciformes (syphilides élégantes).

2. Syphilides psoriasiformes : recouvertes de squamules blanchâtres.

3. Syphilides impétigineux ou impétigoïde avec croûtelles jaunâtres.

4. Syphilides lichénoïdes

5. Syphilides ulcéreuses et bulleuses (syphilis maligne : SIDA)

6. Syphilides acnéiformes, varioliformes ...

7. Syphilis érosives ou papulo-érosives (plis et régions ano-génitales), prennent parfois un aspect végétant dans les plis, favorisés par la macération posant un diagnostic différentiel avec un pemphigus végétant.

C/ Manifestations générales de Syphilis secondaire :

- fièvre, fébricules à 38°

- céphalée tenace (méningite latente),

- plyadénopathies (surtout cervicales et épitrochléennes),

- splénomegalie et hépatomegalie avec perturbation du bilan hépatique et ictère,

- douleurs osseuses, atteinte rénale avec une glomérulonéphrite....

D/ Diagnostic :

Toutes les réactions sérologiques sont positives à des taux élevés. Mise en évidence du tréponème sur les lésions au microscope à fond noir.

 E/ Evolution des lésions de la syphilis secondaires

Le traitement assure la guérison totale et définitive. Sinon, après une période de latence asymptomatique de 3 à 10 an, peuvent apparaître les manifestations de la syphilis tertiaires, celles-ci ne surviennent pas obligatoirement, mais seulement dans une proportion de 10 % des cas non traités, les autres cas restant définitivement séropositifs sans la moindre manifestation clinique cutanée ou viscérale.

  début

  1. SYPHILIS LATENTE OU SEROLOGIQUE


Période asymptomatique souvent décelée à l'occasion d'un examen sérologique de routine (prénuptial, prénatal, d'embauche… ), la positivité sérologique contrôlée par plusieurs réactions, doit entraîner un examen général pour éliminer, avant tout une atteinte neurologique (ponction lombaire) ou cardio-vasculaire (radiographie thoracique).

  1. SYPHILIS TERTIAIRE

Survient vers la 3ème année. Elle est devenue exceptionnelle. Elle se manifeste par des lésions localisées mais profondes et destructrices.

Les manifestations cutanéo-muqueuses

Les gommes : représentent les manifestations cutanéo-muqueuses, ce sont des formations infiltrées, dermohypodermiques, initialement fermes puis se ramollissent et s'ulcèrent, laissant sourdre une sérosité gommeuse avant la cicatrisation.

Les gommes peuvent donner des hémorragies quand elles érodent un vaisseaux ou des névralgies ou des paralysies quand elles compriment un nerf.

Peuvent conduire à la perforation du voile du palais : voix nasonée, reflux des aliments par le nez.

Une destruction des os propres du nez ® effondrement du nez...

Leucoplasie : plaque blanchâtre infiltrée, infiltration de la muqueuse buccale surtout dans les régions juxtacommissurales ® précancéreux carcinomes spino-cellulaires.

Langue: langue scléro-gommeuse: langue infiltrée, capitonnée qui perd sa souplesse.

Manifestations viscérales : de nos jours, exceptionnelles :

Atteinte osseuses : épaississement périosté : tibia en lame de sabre, lacunes des os du crâne.

SNC : tabès - paralysies générale (P.G)

Cardio-vasculaire : aortite syphilitique - anévrisme aortique.

Diagnostic :

Le VDRL peut se négativer.

TPHA et FTA + à des taux faibles,

Le test de Nelson (+), c'est l'examen de référence à ce stade.

  1. SYPHILIS CONGENITALE

Survient chez un enfant né d'une mère présentant une syphilis active, la syphilis se transmet à partir du 4ème mois de la grossesse.

  • syphilis congénitale fœtale : mort né : anasarque foeto-placentaire
  • syphilis précoce : syphilis d'emblée secondaire : tableau septicémique : coryza bilatérale, bulles palmo-plantaires, éruption cutanée, ostéochondrite douloureuse : pseudo-paralysie de Parrot, ictère avec hépato-splénomégalie, syndrome néphrotique ...
  • Syphilis congénitale tardive : les signes apparaissent entre la 5è et la 30è années : Triade de Hutchinson :
    • Kératite
    • Surdité
    • Anomalie dentaire : dents en tournevis.

Le diagnostic de syphilis congénitale est basé sur la notion de syphilis chez la mère et sur les tests sérologiques (FTA - IgM).

  début

  1. TRAITEMENT

La Pénicilline parentérale représente le traitement de choix de la Syphilis à tous ses stades,

1. Syphilis précoce (primo-secondaire) :

protocole O.M.S.

- Inj. IM unique de benzathine penicilline : Extencilline* 2,4 MU

ou 2 inj. à 1 sem. d'intervalle

- les cyclines ne sont justifiées qu'en cas d'allergie bien documentée à la pénicilline, 2 g par jour, doxycycline 200mg / j x 15 j

- l'Eythromycine 2g / j x 15 j ou la ceftriaxone 250 mg en IM x 10 j, qu'en cas d'allergie à la Pénicilline et d'intolérance ou de contre indication aux Cyclines (femme enceinte, enfants).

2. Syphilis tardive:

2,4 M d'extencilline par semaine x 3 et surveillance sérologique.

Allergie : cycline ou erythromycine 2 g / j pendant 30 jours.

Réaction de Jarish – Herxheimer : libération brutale de matériel antigènique (fièvre, céphalées, myalgies) (Syphilis active) : Prévention par une courte corticothérapie générale (0.5 mg / kg / j pendant 3 jours) mais discutée

3. Neuro syphilis, syphilis chez un immunodéprimé (SIDA)

16 à 20 M IV Pénicilline G 10 - 15 jours

  début

  1. CONCLUSION

La syphilis, maladie historique, demeure toujours d'actualité.

Elle pose parfois des difficultés diagnostiques vu son polymorphisme clinique : il faudrait toujours l'avoir à l'esprit et demander les réactions sérologiques qui permettent de confirmer, le diagnostic.

Les formes latentes sont actuellement les plus fréquentes et pose des problèmes d'interprétation sérologiques et des problèmes de prise en charge.

Le traitement est bien codifié et repose sur la pénicilline.

La syphilis est une MST qui peut en cacher d'autres : penser à rechercher systématiquement les autres MST devant un cas de syphilis notamment le SIDA (test HIV

 

 

Dr DENGUEZLI MOHAMED

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