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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 00:05

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 22:19
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:30
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 02:49
Mohamed khémistiMohamed khémisti

Mohamed khémisti

Mohammed Khémisti, né le 11 août 1930 à Maghnia, wilaya de Tlemcen, est un homme politique algérien. Ministre des affaires étrangères du premier gouvernement algérien, il meurt, assassiné, le 5 mai 1963

 

Entretien avec Hassiba Benyelles sur l’assassinat de Khemisti Quarante ans après l'attentat qui a coûté la vie à Mohamed Khemisti, ministre des Affaires étrangères, Mme Hassiba Benyelles a décidé d'apporter son témoignage au sujet de cet acte qui a endeuillé l'Algérie dans sa première année d'indépendance. Alors épouse de Chérif Zenadi, elle a été mêlée de très près à cette affaire puisque le meurtrier, Mohamed Zenadi, qui était le cousin de son époux, avait subtilisé son arme pour tuer Khemisti. Son témoignage fait suite aux propos du président Ahmed Ben Bella, qui affirmait dernièrement à la chaîne de télévision Al Jazeera que Mohamed Khemisti avait été tué par l'ancien fiancé de sa femme Fatima Khemisti. Madame Benyelles est catégorique : Ahmed Ben Bella était tenu au courant du déroulement de l'enquête par l'intermédiaire de M. Yousfi, son secrétaire particulier.

Le Soir d'Algérie : Madame Benyelles, pouvez-vous revenir sur les évènements de cette journée du 11 avril 1963 ?

Mme Hassiba Benyelles : Oui, bien sûr. A l'époque, nous habitions dans un appartement sis au 94 avenue Georges-Clemenceau (avenue Ali-Khodja) à El Biar. Ce jour-là, j'étais très malade, mes enfants étaient au cinéma avec leur oncle paternel. Aux environs de 15 heures, on a frappé à la porte. Vu mon état, je n'ai pas voulu ouvrir. Mais on a insisté, alors j'ai ouvert et je me suis retrouvée devant trois inconnus. Ils m'ont demandé si c'était le domicile des Zenadi, j'ai répondu que oui. Lorsque j'ai voulu me renseigner sur l'objet de leur visite, ils m'ont dit que c'était un recensement général de la population. Je suppose qu'ils ont dit cela car je paraissais très malade. Je les ai fait entrer, puis ils ont commencé à me questionner sur les personnes qui habitaient chez nous. Je leur ai dit qu'il y avait, en plus de mon époux et mes enfants, mes beaux-frères, leurs cousins ...

Et parmi eux Mohamed Zenadi ...

Oui, Mohamed logeait chez nous depuis quelque temps. D'ailleurs, ces personnes n'ont pas arrêté de me questionner à son sujet. Puis elles se sont mises à fouiller partout dans la maison ; je dois dire que je n'ai pas réagi, je devais avoir 7 de tension. A un moment, un des hommes a découvert un mégot dans un cendrier. Ils m'ont demandé qui fumait cette marque de cigarettes, j'ai répondu : Mohamed. Je me suis rendu compte que ces trois individus menaient d'une façon étrange leur recensement. Je leur ai demandé pour quel service ils travaillaient, ils m'ont dit qu'ils étaient de la police. Subitement, je me suis rappelée mon arme, un pistolet automatique de calibre 7,65 que m'avait offert Abdallah Belhouchet, mon commandant de wilaya. " Puisque vous êtes de la police, je voudrais savoir comment obtenir un permis de port d'arme puisque nous ne sommes plus en guerre ", leur ai-je demandé. A ces mots, ils ont demandé à voir cette arme à feu. Je suis donc allée vers ma cachette, mais malheureusement je n'ai rien trouvé. En plus, il manquait des balles dans la boîte à cartouches. J'ai fouillé toute la maison, j'étais devenue folle. Saviez-vous à ce moment que Mohamed Khemisti avait été la cible d'un attentat et que le tireur était le cousin de votre époux ?
Non, pas du tout, je n'étais au courant de rien du tout. A ce moment, je ne pensais qu'à mon arme qui avait disparu. Je n'étais pas consciente, je ne me demandais même plus pourquoi ces personnes étaient là. Ils me demanderont alors ma profession, j'ai dit que je faisais un stage d'assistante dentaire à l'hôpital Mustapha-Pacha. Ils m'ont demandé de me changer car ils voulaient m'accompagner à Mustapha. J'ai refusé en disant que j'étais malade et que mes enfants allaient bientôt rentrer du cinéma et que je devais m'occuper d'eux. Mais devant leur insistance, je les ai suivis. Sur le pas de la porte, nous avons rencontré mon beau-frère Azzazi. En voyant ces individus, il a crié : " Où l'emmenez-vous ? Elle est malade ! ". Lui non plus n'était pas au courant de l'acte de Mohamed. Il sera embarqué avec moi.

Ces hommes ont-ils usé de violence contre vous ?

Pas du tout, ils étaient très corrects. Nous avons été séparés, Azzazi et moi, chacun de nous a été embarqué dans une voiture. Cependant, j'ai remarqué que l'on ne se dirigeait pas vers l'hôpital Mustapha. J'ai demandé pourquoi, un des policiers m'a répliqué : " Ne cherchez pas à comprendre ". Le cortège s'est finalement arrêté devant le commissariat du 4e arrondissement, près de l'Assemblée nationale. Mon beau-frère et moi avons été conduits dans une sorte de salle d'attente située au 10e étage de l'immeuble. On entendait des cris, mais on ne savait pas qui était dans la pièce d'à côté. Ensuite, nous avons été séparés pour être interrogés. Par moment, je me suis retrouvée entourée d'une dizaine d'inspecteurs. Ils voulaient surtout que je leur parle des gens qui venaient à la maison. Je répondais qu'il y avait des membres de la famille de mon mari, des amis révolutionnaires de l'ALN, notamment ceux ayant bénéficié d'une formation dans des pays comme l'Irak ou la Chine, du temps du GPRA. Nous recevions également des amis tels que le cinéaste René Vautier ainsi que des journalistes étrangers d'URSS, de Tunisie ou des Etats-Unis.

Mais vous ne saviez toujours pas pourquoi vous étiez dans les locaux de la police ; personne ne vous a prévenue de l'attentat contre Khemisti ?

Non, pas du tout. J'étais pratiquement inconsciente, les questions fusaient de partout. Ils voulaient tout savoir sur Chérif, mon époux, qui était à l'époque responsable du Croissant-Rouge, et également sur Mahmoud Guennez, qui était mon chef de zone au maquis. Les sujets de nos discussions à la maison, tout, ils voulaient tout savoir. J'ai répondu à toutes les questions, je leur disais que je ne faisais pas de politique. L'interrogatoire s'est poursuivi pendant toute l'après-midi et toute la nuit. J'ai perdu connaissance à plusieurs reprises, c'est un infirmier que j'ai connu au maquis, un certain Chérif, qui m'administrait des injections. J'étais très malade. Mais mon seul souci était mes deux enfants qui devaient être seuls. Dès que je reprenais connaissance, les questions reprenaient de plus belle. D'ailleurs, c'était le commissaire Ousmer qui dirigeait cette enquête ; lui et son équipe ont toujours été corrects avec moi. Mais ils étaient tellement nombreux que j'ai subi une véritable torture psychologique. Aux environs de 3 h du mâtin, alors que je reprenais conscience pour la énième fois, j'ai vu un des policiers lire le journal avec, en première page, la photo de Khemisti et ce titre " Le ministre des Affaires étrangères victime d'un attentat ". Je me suis levée et j'ai crié : " Qui a tué Khemisti ? ". J'étais toute retournée par cette nouvelle. Khemisti était la fierté de l'Algérie. A ce moment-là, Ousmer m'a dit : " Enfin, vous savez maintenant pourquoi vous êtes ici ".

Donc après 12 heures d'interrogatoire sur vous et votre entourage, vous veniez d'apprendre que vous étiez mêlée de très près à cet attentat, car l'auteur de cet acte avait utilisé votre arme. Mais concrètement, les policiers chargés de l'enquête croyaient véritablement à votre implication dans cette affaire ...

Oui, sûrement, puisqu'ils m'apprendront que Mohamed Zenadi avait avoué que j'étais sa complice ; pire, que je lui avais donné mon arme pour tuer Khemisti. J'ai eu l'impression que les cieux m'étaient tombés sur la tête. A ce moment-là, j'ai pensé à mes enfants et à mon passé révolutionnaire, ma vie était finie. Donc je me voyais condamnée à mort ou emprisonnée à perpétuité. Pour moi, ces évènements prenaient une autre tournure. L'interrogatoire reprit de nouveau. En fait, ils voulaient savoir si c'était un assassinat politique, d'où ces questions sur les personnes que nous recevions à la maison, et je dois dire que tout était contre moi. Il est certain que si c'était effectivement un acte politique, je ne serais certainement pas ici pour raconter ces faits.

Parlez-nous de Mohamed. Comment se comportait-il ? Est-ce qu'il était violent ? Laissait-il paraître un certain déséquilibre psychologique ?

Mohamed était une personne très calme, très timide. Il était journaliste au quotidien Le Peuple, il s'intéressait particulièrement aux couches déshéritées. Il se disait scandalisé par l'état de misère dans lequel la France avait laissé le pays. Pour lui, il y avait trop de pauvres. C'était un homme respectable. Les gens que nous recevions avaient tous participé à la guerre de Libération. Je crois que Mohamed voulait faire un acte qui puisse le faire entrer dans l'histoire.

Comment s'est déroulée la suite de votre détention puisqu'à ce moment-là, vous étiez suspectée d'assassinat ?

Eh bien, je suis restée trois jours dans les locaux de la police. Une nuit, ils m'ont appris que je devais être transférée dans un autre endroit. Je me souviens avoir vu Mohamed monter dans un camion de police, je suis montée dans une DS. Le commissaire Ousmer avait pris place près de moi et il a déposé un enregistreur sur mes genoux. D'ailleurs, cet appareil ne m'a pas quittée depuis le début de ma détention. Ousmer voulait me bander les yeux, j'ai refusé car cela me rappelait les pratiques de l'armée française. Finalement, il accepta de me couvrir la tête avec une veste. Juste avant, j'ai eu le temps de remarquer que tout le quartier était plongé dans le noir. A ce jour, je ne sais toujours pas où nous avons été conduits. Ma détention se poursuivit dans une sorte de grande villa avec des vitraux comme dans les églises. Là, c'était des gendarmes qui montaient la garde, ils étaient fortement armés. C'est dans ces lieux que je recevais la visite de M. Yousfi, le secrétaire particulier du président Ahmed Ben Bella. M. Yousfi était présent tous les jours, j'avais donc droit à un double interrogatoire avec celui du commissaire Ousmer.

Donc Ben Bella était mis au courant de l'évolution de l'enquête par l'intermédiaire de Yousfi, son secrétaire particulier ?

Sûrement, ce responsable était au courant de l'affaire. Et puis Ben Bella était bien notre Président à cette époque. Un jour, ils m'ont confrontée à Mohamed Zenadi. Il était dans une sorte de cachot dans les sous-sols, il avait été tabassé, horriblement torturé, son visage était méconnaissable. J'étais scandalisée de le voir dans un état pareil. Je lui ai demandé pourquoi il avait dit que j'étais derrière l'assassinat de Khemisti, il m'a répondu, difficilement : " Non ... Non ... C'est moi qui ai décidé de le tuer parce que tu l'admirais ... tout le monde l'admirait ". C'était la dernière fois que je le voyais vivant. Après treize jours de détention dans cette villa, Ousmer est venu me signifier ma libération, car rien n'avait été retenu contre moi. Sincèrement, j'ai refusé de sortir car je considérais que j'avais été salie par cette affaire. M. Ousmer m'a garanti que j'étais complètement disculpée. Ils m'ont raccompagnée chez moi dans une DS, comme si rien ne s'était passé.

LSA : C'était donc fini pour vous, mais est-ce que vous avez assisté aux audiences du procès de Mohamed Zenadi ?

Non. Au moment du procès, mon ex-époux était attaché d'ambassade en Allemagne. D'ailleurs, nous n'avons pas été contactés pour cela. La seule fois où on m'a rappelée pour cette affaire, c'était quelques jours après le 19 juin 1965. A l'époque, j'étais divorcée et mon ex-mari était encore en Allemagne. Deux policiers sont venus à la maison m'annoncer la mort de Mohamed. J'étais choquée d'apprendre son décès. Les policiers m'ont demandé de reconnaître le corps à la prison d'El Harrach. Mohamed avait des traces bleues au niveau du cou. On m'a dit qu'il s'était pendu dans les douches à l'aide d'une bande de gaze. J'ai prévenu sa famille le jour même et il a été inhumé le lendemain au cimetière d'El-Alia. Propos recueillis par Tarek Hafid Le Soir d’Algérie N3673 (lundi 23 décembre 2002)

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 20:37

                              Peuple algérien, militants de la cause nationale

A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon
générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en
diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur
les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous
exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de
nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre
nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que
pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et
autres politicailleurs véreux.
Nous considérons avant tout qu’après des décennies de lutte, le
mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but
d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions
d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes,
le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et,
sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le
règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui
diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements
du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatif et marquent
profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du
Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps
été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais
réalisée entre les trois pays.
Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette
voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui
sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par
des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien
indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se
désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme
qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-
garde algérienne.

L’heure est grave !
Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe
de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle
la majorité des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment
venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les
luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères
marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.
Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des
deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-
dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes
et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action
est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle,
qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens
de lutte pacifique.
Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre
mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de Front de
libération nationale, se dégageant ainsi de toutes les compromissions
possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes
les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement
algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre
considération.

Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre
programme politique :
But : l’Indépendance nationale par :
1-La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social
dans le cadre des principes islamiques.
2Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de
.races et de confessions.

Objectifs intérieurs
1-Assainissement politique par la remise du mouvement national
révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de
tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre
régression actuelle.
2-Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du
peuple algérien pour la liquidation du système colonial.
Objectifs extérieurs
•Internationalisation du problème algérien.
•Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-
musulman.
•Dans le cadre de la charte des Nations unies, affirmation de notre
sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action
libératrice.
Moyens de lutte
Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des
situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous
les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.
Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux
tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action
intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre,
et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une
réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.
C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes
les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera
longue mais l’issue est certaine.
En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-
fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies
humaines et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme
honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont
animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples
qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

1-La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration
officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une
terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue,
de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2- l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du
peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté
algérienne, une et indivisible.
3-La création d’un climat de confiance par la libération de tous les
détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et
l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

En contrepartie

1-Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis,
seront respectés ainsi que les personnes et les familles.
2-Tous les Français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur
nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis
des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et,
dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.
3-Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet
d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du
respect de chacun.
Algérien ! Nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir
est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le
Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.
Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-
impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

1er Novembre 1954 Le Secrétariat national

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 23:38

a.jpg suite à la violente  diatribe de  said sadi contre  messali el hadj benbella et ali el kafi ,mr noureddine ait hamouda elu du RCD  à l'assemblée nationale 

reprend la rengaine du  docteur es «denigrar» et enchaine : j'accuse les « traitres»  messali el hadj et ahmed benbella le premier d'etre decédé avec la nationalité francaise le deuxieme d'avoir des parents etrangers .

maurice audin henri maillot fernand iveton maurice laban ....et la liste est  trop longue  ont combattu pour l'algerie et c'etaient des etrangers .alors n'oublie pas de ternir leur memoire  dans votre  prochain réquisitoire.mr noureddine

le parcours militant de messali , benbella , ali kafi , larbi ben mhidi , amirouche boudiaf et tous les autres qui ont sacrifié leur vie et leur jeunesse pour que l'algerie soit libre n'est ni a étaler ni a démontrer.

«l'estime vaut mieux que la celebrité» ne salissez pas  l'histoire de l'algerie  et celle de ses heros vous ne serez que plus estimé .

autre chose mr noureddine vous avez mentionné il y'a quelques années que le nombre de combattants  en 62 etaient 10000 moudjahid   la verité est autre le nombre de moudjahid en 62 etait 9.000.000 egal a la population algerienne .chaque algerien etait moudjahid .

le peuple algerien est un peuple revolutionnaire dixit ait ahmed
Messali11-350x234.jpg


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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 19:55

UNE  PHOTO PRISE EN 195422-8-1954-marnia.jpg

LE TRAIN MAGHNIA OUJDA 190011273484_p.JPG

LE TRAVAIL DE LA POTERIE EST CONNUE A MAGHNIA DEPUIS LA NUIT DES TEMPS.5437780445_3791f6f0a6_z.jpg

LA LEGION D'HONNEUR REMISE DES MEDAILLES EN FACE DE LA MAIRIE 1909090 001

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 22:29

C'est en 1845, le 18 mars, que fut signé entre l’Empereur des Français Napoléon III et Sultan du Maroc Moulay Abd er-Rahman, le traité de Lalla Marnia qui fixa la délimitation entre le territoire algérien et le territoire marocain.


Traité de délimitation conclu le 18 mars 1845 entre la France et le Maroc :


Louanges à Dieu l'unique ! Il n'y a de durable que le royaume de Dieu !

Traité conclu entre les Plénipotentiaires de l'Empereur des Français et des possessions de l'Empire d'Algérie et de l'Empereur du Maroc, de Suz et Fez et des possessions de l'Empire d'Occident.

Les deux Empereurs, animés d'un égal désir de consolider la paix heureusement rétablie entre eux, et voulant, pour cela, régler de manière définitive l'exécution de l'article 5 du Traité du 10 septembre de l'an de grâce 1844 (24 cha'ban de l'an 1260 de l'hégire).

Ont nommé pour leurs Commissaires Plénipotentiaires à l'effet de procéder à la fixation exacte et définitive de la limite de souveraineté entre les deux pays, savoir :

L'Empereur des Français, le sieur Aristide-Isidore, comte de la Rue, Maréchal de camp dans ses armées, commandeur de l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique et chevalier de deuxième classe de l'ordre de Saint Ferdinand d'Espagne.

L'Empereur du Maroc, le Sid Ahmida-Ben-Ali-el-Sudjâaï, gouverneur d'une des provinces de l'Empire.

Lesquels, après s'être réciproquement communiqués leurs pleins pouvoirs, sont convenus des articles suivants dans le but du mutuel avantage des deux pays et d'ajouter aux liens d'amitié qui les unissent :

Art. 1. - Les deux Plénipotentiaires sont convenus que les limites qui existaient autrefois entre le Maroc et la Turquie resteront les mêmes entre l'Algérie et le Maroc. Aucun des deux Empires ne dépassera la limite de l'autre ; aucun d'eux n'élèvera à l'avenir de nouvelles constructions sur le tracé de la limite ; elle ne sera pas désignée par des pierres. Elle restera, en un mot, telle qu'elle existait entre les deux pays avant la conquête de l'Empire d'Algérie par les Français.

Art. 2. - Les Plénipotentiaires ont tracé la limite au moyen des lieux par lesquels elle passe et touchant lesquels ils sont tombés d'accord, en sorte que cette limite est devenue aussi claire et aussi évidente que le serait une ligne tracée. Ce qui est à l'Est de cette limite appartient à l'Algérie - Tout ce qui est à l'ouest appartient au Maroc.

Art. 3. - La désignation du commencement de la limite et des lieux par lesquels elle passe est ainsi qu'il suit : Cette ligne commence à l'embouchure de l'oued (c'est à-dire cours d'eau) Adjeroud dans la mer, elle remonte avec ce cours d'eau jusqu'au gué où il prend le nom de Kis ; puis elle remonte encore le même cours d'eau jusqu'à la source qui est nommée Ras-el-Aïoun, et qui se retrouve au pied de trois collines portant le nom de Menasseb-Kis, lesquelles, par leur situation à l'ouest de l'oued, appartiennent à l'Algérie. De Ras-el Aïoun, cette même ligne remonte sur la crête des montagnes avoisinantes jusqu'à ce qu'elle arrive à Drâ-el-Doum ; puis elle descend dans la plaine nommée El-Aoudj. De là, elle se dirige à peu près en ligne droite sur Haouch-Sidi-Aïèd. Toutefois, le Haouch lui-même reste à cinq cents coudées (250 mètres) environ, du côté de l'Est, dans la limite algérienne. De Haouch-Sidi Aïèd, elle va sur Djerf-el-Baroud, situé sur l'oued Bou-Naïm ; de là elle arrive à Kerkour-Sidi-Hamza ; de Kerkour-Sidi-Hamza à Zoudj-el-Beghal ; puis longeant à l'Est le pays des Ouled-Ali-ben-Talha jusqu'à Sidi-Zahir, qui est sur le territoire algérien, elle remonte la grande route jusqu'à Aïn-Takbalet, qui se trouve entre l'oued Bou-Erda et les deux oliviers nommés el-Toumiet qui sont sur le territoire marocain. De Aïn-Tak-balet, elle remonte avec l'oued Roubban jusqu'à Ras-Asfour ; elle suit au-delà le Kef en laissant à l'Est le marabout Sidi-Abd-Allah-Ben-Mohammed el-Hamlili ; puis, après s'être dirigée vers l'ouest, en suivant le col de El-Mechêmiche, elle va en ligne droite jusqu'au marabout de Sidi-Aïssa, qui est la fin de la plaine de Missiouin. Ce marabout et ses dépendances sont sur le territoire algérien. De là, elle court vers le Sud, jusqu'à Koudiet-el-Debbagh, colline située sur la limite extrême du Tell (c'est-à-dire le pays cultivé). De là, elle prend la direction Sud jusqu'à Kheneg-el-Hada, d'où elle marche sur Tenïet-el-Sassi, col dont la jouissance appartient aux deux Empires.

Pour établir plus nettement la délimitation à partir de la mer jusqu'au commencement du désert, il ne faut point omettre de faire mention et du terrain qui touche immédiatement à l'Est la ligne sus-désignée, et du nom des tribus qui y sont établies.

A partir de la mer, les premiers territoires et tribus sont ceux de Beni-Mengouche-Tahta et de Aâttïa. Ces deux tribus se composent de sujets marocains qui sont venus habiter sur le territoire de l'Algérie, par suite de graves dissentiments soulevés entre eux et leurs frères du Maroc. Ils s'en séparèrent à la suite de ces dissensions et vinrent chercher un refuge sur la terre qu'ils occupent aujourd'hui et dont ils n'ont pas cessé jusqu'à présent d'obtenir la jouissance du souverain de l'Algérie, moyennant une rente annuelle.

Mais les commissaires plénipotentiaires de l'Empereur des Français, voulant donner au représentant de l'Empereur du Maroc une preuve de la générosité française et des dispositions à resserrer l'amitié et à entretenir les bonnes relations entre les deux États, ont consenti au représentant marocain, à titre de don d'hospitalité, la remise de cette redevance annuelle (cinq cents francs pour chacune des deux tribus), de sorte que les deux tribus susnommées n'auront rien à payer, à aucun titre que ce soit, au Gouvernement d'Alger, tant que la paix et la bonne intelligence dureront entre les deux Empereurs des Français et du Maroc.

Après le territoire des Aattia vient celui de Messirda, des Achâche, des Ouled-Mellouk, des Beni-Bou-Saïd, des Beni-Senous et des Ouled-el-Nahr. Ces six dernières tribus font partie de celles qui sont sous la dénomination de l'Empire d'Alger.

II est également nécessaire de mentionner le territoire qui touche immédiatement à l'Ouest la ligne sus-désignée, et de nommer les tribus qui habitent sur ce territoire, à portée de la mer. Le premier territoire et les premières tribus sont ceux des Ouled-Mansour-Rel-Trifa, ceux des Beni-Iznéssen, des Mezaouir, des Ouled-Ahmed-ben-Brahim, des Ouled-el-Abbès, des Ouled-Ali-ben-Talha, des Ouled-Azouz, des Beni-Bou_Hamdoun, des Beni-Hamlil et des Beni-Mathar-Rel-Ras-el-Aïn. Toutes ces tribus dépendent de l'Empire du Maroc.

Art. 4. - Dans le Sahara (désert), il n'y a pas de limite territoriale à établir entre les deux pays, puisque la terre ne se laboure pas et qu'elle sert seulement de pacage aux Arabes des deux Empires qui viennent y camper pour y trouver les pâturages et les eaux qui leur sont nécessaires. Les deux souverains exerceront de la manière qu'ils l'entendront toute la plénitude de leurs droits sur leurs sujets respectifs dans le Sahara. Et, toutefois, si l'un des deux souverains avait à procéder contre ses sujets, au moment où ces derniers seraient mêlés avec ceux de l'autre État, il procédera comme il l'entendra sur les siens, mais il s'abstiendra envers les sujets de l'autre gouvernement.

Ceux des Arabes qui dépendent de l'Empire du Maroc, sont : les M'béïa, les Beni Guil, les Hamian-Djenba, les Eumour-Sahara et les Ouled-Sidi-Cheikh-el-Gharaba.

Ceux des Arabes qui dépendent de l'Algérie sont : les Ouled-Sidi-el-Cheikh-el Cheraga, et tous les Hamian, excepté les Hamian-Djenba-susnommés.

Art.5.- Cet article est relatif à la désignation des kessours (villages du désert) des deux Empires. Les deux souverains suivront, à ce sujet l'ancienne coutume établie par le temps, et accorderont, par considération l'un pour l'autre, égards et bienveillance aux habitants de ces kessours.

Les kessours qui appartiennent au Maroc sont ceux de Yiche et de Figuigue.

Les kessours qui appartiennent à l'Algérie sont : Aïn-Safra, S'fissifa. Assla, Tiout, Chellala, El-Abiad et Bou-Semghoune.

Art. 6.- Quant au pays qui est au sud des kessours des deux gouvernements, comme il n'y a pas d'eau, qu'il est inhabitable et que c'est le désert proprement dit, la délimitation en serait superflue.

Art. 7. - Tout individu qui se réfugiera d'un État dans l'autre ne sera pas rendu au gouvernement qu'il aura quitté par celui auprès duquel il se sera réfugié, tant qu'il voudra y rester.

S'il voulait, au contraire, retourner sur le territoire de son gouvernement, les autorités du lieu où il se sera réfugié ne pourront apporter la moindre entrave à son départ. S'il veut rester, il se conformera aux lois du pays, et il trouvera protection et garantie pour sa personne et ses biens. Par cette clause les deux souverains ont voulu se donner une marque de leur mutuelle considération. Il est bien entendu que le présent article ne concerne en rien les tribus : l'Empire auquel elles appartiennent étant suffisamment établi dans les articles qui précèdent.

Il est notoire aussi que El-Hadj-Abd-el-Kader et tous ses partisans ne jouiront pas du bénéfice de cette Convention, attendu que ce serait porter atteinte à l'article 4 du traité du 10 septembre de l'an 1844, tandis que l'intention formelle des hautes parties contractantes est de continuer à donner force et vigueur à cette stipulation émanée de la volonté des deux souverains, et dont l'accomplissement affirmera l'amitié et assurera pour toujours la paix et les bons rapports entre les deux États.

Le présent traité, dressé en deux exemplaires, sera soumis à la ratification et au scel des deux Empereurs, pour être ensuite fidèlement exécuté.

L'échange de ratification aura lieu à Tanger, sitôt que faire se pourra.

En foi de quoi, les Commissaires Plénipotentiaires susnommés ont apposé au bas de chacun des exemplaires leurs signatures et leurs cachets.

Fait sur le territoire français voisin des limites, le 18 mars 1845 (9 de rabïà-el-oouel, 1260 de l'hégire). Puisse Dieu améliorer cet état des choses dans le présent et dans le futur !


Le général Comte De La Rue

Ahmida-Ben-Ali

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 22:06

5 Avril 1950 :

 Un hold up aux allures militaires est perpétué à la grande poste d'Oran. Très vite la police identifie les auteurs (des militants de l'Organisation Spéciale, la branche armée et secrète du MTLD) et arrête Ben Bella.

Sa déposition complète (il est prolixe) est enregistrée le 12 Mai 1950.

L'an mil neuf cent cinquante et le douze du mois de mai, Devant nous, Havard Jean, commissaire de la police des renseignements généraux, officier de police judiciaire, auxiliaire de M. le procureur de la République. Agissant en exécution de la commission rogatoire n°34 du 7 avril 1950 de M. Catherineau, juge d'instruction près le tribunal de première instance de l'arrondissement de Tizi Ouzou, étant subdélégué.

Assisté de l'inspecteur officier de police judiciaire Tavera René de notre service. Pour faire suite aux renseignements contenus dans la déclaration de Belhadj Djillali Abdelkader Ben Mohamed, entendons le nommé Ben Bella Mohamed qui nous déclare :Je me nomme Ben Bella Mohamed Ben Embarek, né le 25 décembre 1916 à Marnia (département d'Oran, arrondissement de Tlemcen), fils de Embarek Ben Mahdjoub et de SNP Fatma Bent El Hadj, célibataire. J'ai exercé la profession de cultivateur à Marnia. Actuellement, je suis permanent rétribué du parti politique MTLD. J'habite Alger, chez Mme Ledru, 35, rue Auber. J'ai fait mon service militaire en qualité d'appelé au 141 RIA à Marseille. J'ai fait la campagne de France 1939-1940, puis la campagne d'Italie. J'ai été démobilisé avec le grade d'adjudant en juillet 1945.Je suis titulaire de la médaille militaire avec 4 citations. Je n'ai jamais été condamné, je suis lettré en français et quelque peu en arabe. J'ai fait mes études primaires au collège de Tlemcen (EPS) jusqu'au brevet. Mes études terminées, je suis retourné chez moi, dans ma famille à Marnia, où j'ai aidé mon père qui possédait un café fondouk et du terrain de culture. J'ai été appelé sous les drapeaux en 1937 et, comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai fait la campagne de France et d'Italie pour être démobilisé en juillet 1945.

Pendant toute cette période, je n'ai pas eu d'activité politique. J'ai commencé à faire de la politique juste après ma démobilisation. Je me suis inscrit aux AML (Amis du manifeste et de la liberté) mais je n'avais aucune fonction particulière ni aucune responsabilité. Aux élections municipales de fin 1945 ou début 1946, je me suis présenté sur une liste d'union indépendante. J'ai été élu et c'est quelques mois après cela que j'ai été sollicité par le PPA pour entrer dans le parti et organiser une section politique à Marnia. J'ai organisé la section de Marnia, puis ai été chargé de prospecter la région en vue de créer partout des noyaux politiques. C'est ainsi que j'ai eu l'occasion de me déplacer à Sebdou, Turenne, Hennaya et Nemours. Je n'ai pas obtenu les résultats escomptés.

Je suis resté à Marnia jusqu'au début de l'année 1948. Un mois environ avant les élections à l'assemblée algérienne (avril 1948) le chef de la région politique qui m'avait contacté m'a fait connaître que je devais aller à Alger me mettre à la disposition d'un certain Madjid. L'endroit de la rencontre, un café actuellement fermé, qui se trouve aux environs de Monoprix à Belcourt, le jour et l'heure m'ont été fixés. Je devais me présenter à ce café maure avec un journal. Je ne me souviens plus exactement de quel journal il s'agissait, mais je me souviens qu'il y avait un mot de passe. C'est ainsi qu'à l'heure indiquée, j'ai rencontré Madjid. Je le voyais pour la première fois. Il m'a dit dans les grandes lignes ce que le parti attendait de moi. Une organisation paramilitaire, superclandestine venait d'être créée et le parti me mettait à la disposition de cette formation. Je vous précise qu'à ce moment-là, le MTLD existait et que j'en faisais partie. C'est donc ce parti politique qui m'a mis à la disposition de cette organisation paramilitaire qui prenait le titre de l'OS (Organisation spéciale) .Madjid m'expliqua en outre qu'il fallait obtenir la libération de l'Algérie par la force et que seule la violence était susceptible de nous faire atteindre l'objectif. J'étais désigné pour prendre la direction de l'OS en Oranie. Partout, dans les villes, je devais créer des groupes comptant un chef et trois éléments. C'est ce que nous avons appelé l'organisation "quatre-quatre".C'est au cours de contacts successifs que Madjid m'a expliqué le détail de ma mission. Durant mon séjour à Alger, j'ai fait la connaissance de Belhadj Djillali Abdelkader, Reguimi et Maroc.

Avec Madjid, nous constituions une sorte d'état-major qui devait élaborer le plan d'instruction et de formation militaires. Belhadj Djillali était chargé de la rédaction des cours d'instruction militaire que nous supervisions, approuvions ou modifions en séance de comité. Quelques mois à peine, après les élections à l'assemblée algérienne, pour mettre en pratique ce que nous avions élaboré en théorie, avec le chef national Madjid et le comité d'état-major, nous avons décidé d'effectuer un peloton d'instruction à la ferme de Belhadj, au douar Zeddine, près de Rouina. Nous sommes restés là sept jours au cours desquels nous avons fait des exercices de tir au "colt" et de l'instruction individuelle technique du combattant. Nous disposions de deux "colts" dont l'un appartenait à Madjid, l'autre à Belhadj. J'ai commencé à organiser à Oran où j'ai désigné comme chef un certain Belhadj, employé à la mairie, au service du ravitaillement. Puis j'ai nommé à Tiaret comme responsable de notre organisation un certain Saïd, tailleur. Par la suite, j'ai organisé Relizane, Mostaganem et Tlemcen. J'ai placé à la tête de ces trois derniers centres respectivement Benatia, conseiller municipal, Fellouh, gargotier, et un troisième à Tlemcen dont je ne me souviens plus du nom. Je suis resté à la tête du département d'Oran jusqu'en avril 1949. J'ai été rappelé par le parti à la politique.

Durant mes fonctions de chef de département, je venais assez régulièrement à Alger où j'effectuais des liaisons avec Madjid. Nous nous réunissions environ une fois par mois pour faire le point sur la situation de l'organisation paramilitaire. Je retrouvais là mes camarades de l'état-major. Ces petites réunions mensuelles duraient deux ou trois jours et à chacune d'elle nous avions le soin de fixer le lieu, la date et l'heure de la prochaine.

Au sujet des armes d'instruction de mon département, elles n'ont pas été livrées par Alger, mais achetées sur place. Oran disposait de quelques revolvers 7,65, de deux colts et d'une mitraillette allemande qui, je crois, est celle qui a servi à l'attaque de la poste d'Oran. Je vous parlerai plus tard en détail de cette affaire. Pour les autres régions, je ne me souviens plus de la nomenclature des armes, il n'y en avait pas beaucoup. J'ai été remplacé par Boutlelis Hamou à la tête du département d'Oran. A Alger, le parti m'a placé à la tête du CO (comité d'organisation). Ma mission consistait en la réception des rapports des différentes wilayas d'Algérie, que je transmettais au parti. En retour, j'adressais à ces dernières les instructions données par la direction politique.

Les réunions de wilaya avaient lieu mensuellement et chacun des chefs apportait personnellement son rapport. J'ai assumé ces fonctions jusqu'en septembre 1949. A ce moment-là, le chef national de l'OS, Madjid, est passé au berbérisme et le parti, en la personne de Khider, m'a chargé de m'occuper de l'OS. Durant trois mois, c'est-à-dire octobre, novembre et décembre, j'ai donc cumulé les fonctions de chef du comité d'organisation et de chef national de l'OS. A partir de décembre, j'ai abandonné mes fonctions spécifiquement politiques pour me consacrer à l'organisation paramilitaire.

J'ai été remplacé au comité d'organisation par Saïd Hamrani. Depuis la fin 1948, le coup d'Etat berbériste était en préparation, et peu à peu les rangs de l'OS se vidaient. Cette crise a atteint son paroxysme au moment où Madjid a été mis dehors par le parti. C'est, je crois, en juillet-août 1949. Quand j'ai repris l'OS, la situation n'était pas brillante. Alger se subdivisait en trois régions, Oran et Constantine en deux. J'ai dû supprimer cette fragmentation et les trois départements ne formèrent plus qu'un seul bloc. A la tête du département d'Alger, j'ai placé Reguimi Marc, avec comme adjoint, Larbi, celle du Constantinois, Belhadj. Djillali, conservait sous mon autorité la direction des trois départements en ce qui concerne l'organisation paramilitaire. A la tête du service général, en remplacement de Ould Hamouda, arrêté, je plaçais Yousfi Mohamed. A la suite de la démission du docteur Lamine Debaghine, l'OS a subi une nouvelle crise. Belhadj Djillali était mis en veilleuse et remplacé par Reguimi. Il était accusé de s'occuper beaucoup plus de son commerce que de l'organisation.

Alger, Oran et Constantine étaient respectivement dirigés par Boudiaf, Abderrahmane et Larbi. Maroc était rappelé à la politique. Yousfi conservait toujours la direction du service général qui s'enrichissait d'un groupe sanitaire. Je sais que le réseau complicité passait sous la direction de Ben Mahdjoub, Arab Mohamed conservant le service des artificiers. J'ignore quels étaient les responsables d'autres sections. A ce moment-là, l'OS avait la structure suivante :Un chef national placé sous l'autorité du parti. J'avais sous mes ordres un chef pour les trois départements et un chef de service général. Chaque département était placé sous l'autorité d'un responsable duquel dépendaient plusieurs chefs de zones. Pour Alger, il y en avait six ou huit : pour Oran, il y en avait un, enfin pour Constantine, quatre ou cinq. Tous les membres de l'OS, du chef national jusqu'au chef de zones, y compris le chef du réseau de complicité et le chef des artificiers, étaient des permanents du parti politique M.T.L.D, mis à la disposition de l'organisation paramilitaire. Ils touchaient un traitement mensuel. Les chefs de chaque département, le chef des trois départements, le chef du service général et moi-même percevions une mensualité de quinze mille francs, alors que les chefs de zones, le chef du réseau complicité et celui des artificiers percevaient douze mille francs par mois. Je vous ai dit qu'en ma qualité de chef national de l'OS, je dépendais directement du parti. J'étais placé sous l'autorité directe du député Khider. C'est à lui et à lui seul que je rendais compte de l'activité de la formation paramilitaire. C'est de lui et de lui seul que je recevais les directives et les consignes. Aucune décision grave, aucune réforme importante n'était prise sans en référer au député Khider. C'est d'ailleurs lui, qui, chaque mois, me remettait les fonds nécessaires à la rétribution des permanents de l'OS. Nous avions l'habitude de nous rencontrer une fois par mois, soit place de Chartres soit au 13 de la rue Marengo, soit dans un autre endroit quelconque. Il est évident que je le voyais d'autres fois à la permanence politique, mais pour l'OS, les contacts étaient mensuels. Aux différents cas que je lui soumettais et suivant leur importance, Khider les tranchait immédiatement ou me demandait un temps de réflexion. Je suppose donc qu'il sollicitait quelquefois l'avis du parti.

Je veux maintenant vous expliquer les conditions dans lesquelles l'OS a été créée. Dans le M.T.L.D, comme dans tous les partis politiques, il y a ce qu'on appelle les détracteurs. Il y a les réfléchis, les pondérés, les exaltés, les violents qui trouvent qu'on n'en fait jamais assez et qui nous disaient que la libération du territoire national n'allait pas assez vite. C'est dans cette atmosphère et pour faire face au discrédit que le parti a décidé, pour montrer sa force et sa volonté d'action, de créer une organisation paramilitaire. Cette formation, qui avait pour but la libération de l'Algérie, ne devait intervenir qu'en cas de conflit extérieur avec la France ou de conflit intérieur grave. Et c'est toujours sous la pression des perturbateurs et pour céder à leurs exigences que certains actes de violence ont été commis. Parmi eux, je citerai le cas de l'attaque de la poste d'Oran. Je vous le dis immédiatement, il s'agit d'un coup de force exécuté par l'OS. Après le départ de certains éléments troubles tels que Madjid, par exemple, et à la lueur de l'expérience acquise, il était avéré que l'OS n'était pas viable. Le parti avait décidé de la supprimer. C'est ainsi que peu à peu, les éléments et les permanents qui étaient rappelés à la politique n'étaient pas remplacés. L'ordre formel avait d'ailleurs été donné à tous les élus M.T.L.D qui avaient été mis à la disposition de l'OS d'avoir à réintégrer le parti.

A plusieurs reprises, je vous ai parlé de l'attaque à main armée perpétrée contre la poste d'Oran. Je viens de vous dire qu'il s'agissait d'une manifestation de l'OS, que ce coup de force avait été tenté pour satisfaire aux exigences des trublions politiques du M.T.L.D. Je vais donc par le détail vous dire tout ce que je sais sur cet attentat. Au début de l'année 1949, le M.T.L.D. subissait une crise financière assez aiguë et cela s'ajoutait aux tiraillements politiques. Je ne peux pas vous dire absolument si c'est Madjid qui était à ce moment-là le chef national de l'OS ou bien le député Khider, qui a imaginé ou conçu ce coup de force. En tout cas, ce que je puis vous affirmer, c'est qu'ils étaient au courant des faits, et que cette affaire n'a pas pu se réaliser, à condition que ce soit Madjid qui l'ait conçue, sans en conférer à Khider. D'ailleurs, par la suite, lorsque j'étais chef national de l'OS, les conversations que j'ai eues avec Khider m'ont démontré qu'il était parfaitement au courant des faits. C'est au cours d'une réunion de l'état-major de l'OS, à Alger, que Madjid nous a fait connaître l'intention du parti d'attaquer la poste d'Oran, pour se procurer de l'argent. Il m'a chargé de trouver sur place, à Oran, un local où nous pourrions en toute quiétude mettre sur pied le plan de réalisation d'une telle opération. Dès le début, nous avons désigné pour l'exécution Bouchaïb, de Temouchent, qui devait diriger l'expédition, Fellouh, de Mostaganem, Kheder, le chauffeur d'Alger, tous trois membres de l'OS. Cette équipe devait être complétée par trois ou quatre éléments supplémentaires choisis parmi les membres de l'OS ou des maquisards. Ces grandes lignes arrêtées, il était convenu que l'affaire se ferait au début du mois de mars et que Madjid viendrait à Oran, une quinzaine de jours avant, pour le montage définitif. Je suis rentré à Oran et j'ai immédiatement songé à utiliser le local dont le parti disposait, 1, rue Agent Lepain, à Gambetta, et j'en ai avisé Madjid.

Il est arrivé vers le 20 février à Oran et a logé au local. J'ai omis de vous dire qu'il était accompagné de Khider. Ils ont été rejoints par les permanents Bouchaïb, de Temouchent et Fellouh de Mostaganem. Trois maquisards sont arrivés d'Alger quelques jours après. Je suppose qu'ils ont été désignés par Ould Hamouda, qui, à l'époque, devait être chef du réseau de complicité, par sa qualité de chef du service général. Ils ont certainement été reçus à la gare d'Oran par Bouchaïb qui les a conduits au local de la rue Agent Lepain. Comme cela est de coutume chez nous, ils devaient très probablement avoir un mot de passe et un journal, signe de reconnaissance. Je dois vous dire que c'est Madjid qui détenait les fonds nécessaires à la nourriture et qu'ils faisaient eux-mêmes leur popote. A cette époque, le parti m'avait rappelé à la politique. J'avais déjà pris mes consignes à Alger et j'étais en train de passer celle de l'OS, du département d'Oran à Boutlelis Hamou. Je ne pense pas que ce dernier à ce moment fût au courant de cette première affaire. Pour ma part, il avait été décidé que, deux ou trois jours avant le coup, je devais me créer un alibi en allant me reposer dans ma famille à Marnia, puis le lendemain de l'attentat me rendre à Alger pour y rencontrer Madjid. Environ six jours avant l'attaque de la poste, avec Madjid et l'équipe, nous avons tenu une réunion pour exhorter les exécutants à faire ce que commandait le parti. Pour cette réunion, Madjid et moi avons revêtu des cagoules noires du groupe de l'OS, d'Oran. Elles nous arrivaient jusqu'à mi-corps, nous étions assis dans la grande pièce centrale, face à la porte dissimulant nos pantalons par une couverture. C'est Bouchaïb qui nous a fait rentrer dans ce local et c'est lui qui a introduit les éléments, alors que nous avions la face voilée .C'est Madjid qui a pris le premier la parole. Il s'est adressé à l'auditoire enlangue arabe et a dit en substance : "Le parti a besoin d'argent, vous avez juré de lui obéir et il compte sur vous pour exécuter fidèlement la mission qui vous a été confiée."Il a expliqué succinctement qu'il s'agissait d'attaquer la poste d'Oran pour se procurer l'argent de la caisse de la recette. Il a ajouté que les détails complémentaires seraient fournis en temps utile par Bouchaïb. J'ai ensuite pris la parole en langue arabe pour confirmer ce qu'avait dit Madjid. Ici, je vous dois une explication. Dans les conversations préliminaires avec Madjid, il avait été décidé d'utiliser un taxi volé à son propriétaire. Madjid avait minutieusement étudié les détails de tout cela. Comme il avait été convenu, je me suis rendu à Marnia.

L'opération, autant qu'il m'en souvienne, avait été fixée pour le 3 ou le 4 mars. Dès cette date écoulée, j'ai pris le train à destination d'Alger où j'avais rendez-vous avec Madjid. Je l'ai effectivement rencontré et il m'a expliqué comment l'affaire n'avait pas réussi du fait d'un mauvais fonctionnement de la voiture restée en panne à proximité de la poste. Quelques jours après, l'état-major de l'OS s'est réuni et nous avons décidé que cette affaire serait reportée au 4 ou au 5 avril 1949. Je suis retourné à Oran, où je devais terminer de passer mes consignes à Boutlelis. Madjid m'a rejoint vers les 23 ou 24 mars, et comme précédemment, il a logé au local de la rue Agent Lepain. Là, il a retrouvé les éléments, c'est-à-dire Bouchaïb, Khider, Messaoud Soudani, qui était permanent rétribué du parti, chef de zones d'Oran centre, un certain X de Palikao, qui avait remplacé Fellouh et deux des trois maquisards de la première opération, le troisième ayant, je crois, rejoint Alger. Cette fois, je n'ai pas paru au local. Je prenais contact avec Madjid à l'extérieur. Il avait été décidé que le coup se ferait le 5 avril au matin et comme la première fois, on devait utiliser un taxi volé. Pour ma part, je devais rejoindre Alger deux ou trois jours avant la date et revenir à Oran par le train de jour qui arrive à quinze heures.

Madjid, lui, devait rentrer à Alger la veille, en prenant le train qui part d'Oran à vingt-deux heures environ. Ces consignes ont été scrupuleusement respectées et le 5 avril vers 13h je suis arrivé à Oran. A la sortie de la gare, j'ai rencontré Soudani qui m'a mis au courant du déroulement de l'affaire, me signalant qu'il avait été impossible d'utiliser un taxi, les chauffeurs étant très méfiants et qu'ils avaient dû user d'un subterfuge en se servant d'un docteur et de sa traction avant. Il m'a dit que l'argent se trouvait dans le local. C'est par le journal du soir Oran-Soir que j'ai connu le montant du vol et appris certains autres détails. Je devais reprendre le train du soir pour rendre compte de ma mission à Madjid. J'ai pris contact avec Boutlelis que j'ai mis au courant des faits, le chargeant en sa qualité de chef de département de veiller à la sécurité des éléments qui avaient perpétré le coup, et au moment du vol. Vers 17h30, ce même jour, j'ai vu Soudani et je lui ai dit de prendre contact avec Boutlelis, duquel il recevrait des instructions ultérieures susceptibles de parer à toute éventualité. Dès le matin, j'étais rentré à Alger par le train de la veille, au soir, j'ai pris contact avec Madjid auquel j'ai rendu compte de ma mission. Là, se terminait mon rôle. Par la suite, j'ai appris par Madjid lui-même que l'argent avait été transporté chez Boutlelis où le député Khider devait en prendre livraison. Ce fait m'a été confirmé par lui-même au cours de discussions et de conversations que nous avons eues alors que j'étais responsable du CO, puis chef national de l'OS. Le produit du vol a été entièrement versé au M.T.L.D. par Khider, la somme d'argent découverte chez Kheder le chauffeur représentait un prêt consenti par l'OS pour lui permettre de monter un garage personnel. Je ne vois rien d'autre à vous dire sur l'affaire de la poste d'Oran. Si par la suite il me revenait certains détails, je ne manquerai pas de vous en faire part ou de les dire au juge d'instruction. A l'instant, il me souvient que c'est Madjid, avant de prendre le train à destination d'Alger, qui a téléphoné ou qui est allé voir la femme du docteur. Les armes utilisées pour perpétrer l'attentat contre la poste d'Oran appartiennent toutes à l'OS de cette ville.

S.I. (Sur Interrogation)- La somme d'argent que vous avez trouvée dans ma chambre, soit deux cent vingt-trois mille francs, se décompose comme suit : trente-huit mille francs m'appartiennent en propre, dont quinze mille francs de ma permanence du mois en cours. Le reste représente la Caisse de l'OS, constituée en partie par des cotisations et les dons et en partie remises par le député Khider.

S.I. - Le revolver P 38 de marque allemande que vous avez découvert dans la poche de ma canadienne dans ma chambre est une prise de guerre de la compagne d'Italie.

S.I. - La fausse carte d'identité, l'extrait de naissance au nom de Mebtouche Abdelkader, né le 9 mars 1919 que vous avez trouvés dans ma chambre m'ont été remis par le député Khider et ce, dans les conditions suivantes : quelque temps après l'attentat perpétré contre la poste d'Oran, la police est allée me chercher à Marnia, à mon domicile. Mes parents m'ont averti. C'est alors que j'ai demandé à Khider de me procurer de faux papiers. A sa demande, je lui ai remis deux photographies et quelques jours après, il m'a donné les papiers que vous avez découverts.

S.I. - Je ne peux vous donner aucune indication sur les maquisards, je sais seulement qu'il y en avait deux, hébergés dans la région de l'Alma, un dans la région de Cherchell, un en Oranie, dans la région de Saint-Cloud et deux dans Oran-ville ou aux environs immédiats. Pour ces trois derniers, je pense qu'Abderrahmane, actuellement chef de l'OS du département d'Oran, pourra vous dire exactement où ils se trouvent.

Quant à Bouchaïb et Soudani, depuis l'affaire d'Oran, je ne les ai plus revus. Je ne me souviens du signalement que d'un maquisard. Je l'ai aperçu alors que j'étais en cagoule. Il semblait être âgé d'une trentaine d'années, très brun, le nez épaté, petit et trapu.

Lu, persiste, signe, signons.

Et de même suite, disons que Ben Bella nous déclare :Aux mois de mars et d'avril, non : en avril seulement, pour l'attentat de la poste d'Oran, je me suis créé un alibi en passant la nuit qui a précédé cet attentat à l'hôtel du Muguet, à Alger.

Lu, persiste, signe, signons.

Copie certifiée conforme Le greffier Signé : illisible*

Il s'agit en fait d'Ahmed Ben Bella. Texte reproduit intégralement conforme à l'original.

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 21:53

 
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